Pas facile de faire des gestes de paix durable. Les humains vivent
constamment dans des luttes violentes, dans les querelles entres
pays et entre criminels… le plus souvent, ces guerres sont le
résultat de l’appétit démesuré de ceux qui veulent s’emparer des
richesses des autres ou faire de l’argent rapidement.
On a compris que la paix est le fruit de la
justice, du partage équitable des biens et des richesses de cette
terre. Mais les riches ont tendance à s’enrichir davantage, au
détriment des pauvres qui eux s’appauvrissent davantage.
La paix passe par le pain partagé, et la sagesse évangélique nous
interpelle constamment à tourner le dos aux richesses qui nous
amènent à être aveugles devant la misère des pauvres. Le mauvais
riche indifférent à la misère du pauvre Lazare illustre bien cette
tragédie des gens qui n’ont que mépris pour les miséreux qui, un
jour, se révoltent et crient vengeance.
La
sagesse évangélique nous convie au partage. Le pain de Dieu est le
symbole de la solidarité, les grains de blé produisant ensemble ce
qui permet de nourrir le corps, et le Pain de Dieu partagé dans
l’eucharistie rappelle que Dieu offre sa Vie à toutes et tous sans
exception. Partager le pain, partager le temps, partager l’amitié :
ne pas garder tout pour soi seul. Succomber à la tentation de donner
sans calculer. Voilà une belle sagesse de vie. Et tout le monde y
gagne en sérénité et en intensité de vie.
Jean Desclos
SCG 7 nov.
2010

