Réflexions et billets
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Seigneur, cela ne sera pas |
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Elles frappèrent droit au coeur ces paroles, ce jour-là.
Non, Seigneur, cela ne sera pas, cela ne t'arrivera point,
protesta Pierre.
Pourquoi parler de souffrance, pourquoi parler de mort.
Nous oublions vite la résurrection lorsque la réalité brutale
de la mort nous attend au bout du chemin.
Oh, il y avait bien eu par la suite, cette transfiguration et
puis ce moment de gloire à Jérusalem.
Mais depuis ce jour là, rien n'était plus pareil.
Un vague à l'âme s'était emparé de tous les disciples, le
sceptre de la mort hantait tous les esprits.
Le jour de la grande catastrophe, ils ont fui, leurs yeux ne
pouvaient supporter, leur coeur ne pouvait se meurtrir davantage.
Pourquoi, Seigneur?
Pourquoi cela est-il ainsi?
Seigneur, cela ne sera pas, pourquoi laisser la souffrance
envahir notre quotidien, pourquoi laisser la croix prendre racine en
nos vies? Ne pouvait-on
pas l'en arracher plutôt que d'en charger nos épaules?
« Il était méprisé, laissé de côté par les hommes, homme de
douleurs, familier de la souffrance, tel celui devant qui l'on cache
son visage. En fait, ce
sont nos souffrances qu'il a portées, ce sont nos douleurs qu'il a
supportées, et nous, nous l'estimions frappé par Dieu et humilié ».
Mais Dieu l'a relevé d'entre les morts. Il lui a donné de
faire vivre tous ceux qui croient en lui.
« Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons ».
Comme elle est dure, Seigneur, cette parole.
Comme l'on voudrait que cela ne soit pas.
Comme il est difficile de croire qu'une croix puisse devenir
glorieuse, qu'une croix puisse devenir signe de victoire.
Transforme, Seigneur, mes yeux, transforme, Seigneur, mon coeur pour
que j'accepte que cela soit et que je n'oublie pas ta résurrection
au bout du chemin. André Castonguay, ptre curé |


