Réflexions et billets
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L'heure des choix |
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Nous sommes à l’heure des choix. En effet, le mercredi 21 février dernier, M. Jean Charest, premier ministre de la province, a lancé la campagne électorale au Québec. Donc, 33 jours préparatoires au choix le 26 mars prochain. L’heure est vraiment aux choix. Car ce mercredi 21 février marquait aussi l’envoi d’une autre campagne, de 40 jours, le carême, aboutissant à Pâques. Un temps pour réfléchir sur le programme de Jésus et pour décider de lui faire confiance ou non, pour décider de le suivre ou non, pour décider de faire nôtre son programme de vie. L’heure du choix politique tombera le 26 mars prochain. Avez-vous remarqué que ce 26 mars est aussi la date d’un autre choix très décisif pour l’avenir de notre humanité? En effet, le 26 mars sera la fête de l’Annonciation. C’est habituellement le 25 mars. Mais comme le 25 mars tombe un dimanche, la fête est reportée au lundi 26 mars.
Jésus fait campagne, non pas 33 jours, mais 3 ans. Il parcourt, avec un âne comme autobus, toutes les routes d’Israël. Toujours, il parle d'amour, toujours il parle d’espérance en s’adressant, non pas à une élite seulement, mais à tout le peuple. Et puis, après une campagne très mouvementée et aussi très éprouvante, surtout dans le dernier droit, à l’âge de 33 ans, il triomphe en ce matin de Pâques qui a totalement changé l’avenir de notre monde. C’est l’heure des choix. Qui voulons-nous comme député et comme premier ministre? Quel programme rejoint le plus nos valeurs profondes? 33 jours pour réfléchir, nous faire une idée et finalement faire notre choix. C’est l’heure des choix. Qui voulons-nous comme guide de notre vie, comme premier au coeur de notre vie? Voulons-nous choisir Jésus ou un autre guide spirituel? 40 jours pour réfléchir, écouter la parole de Jésus, mieux le connaître et finalement choisir ou non de miser notre vie sur lui.
Aujourd’hui, dans les premiers jours de sa campagne, Jésus
se rend au désert. Drôle d’endroit pour faire
campagne. Il n’y rencontrera pas beaucoup de monde.
C’est vrai. Mais pour lui, c’est une manière de lac à
l’épaule. On devrait dire de désert à l’épaule.
C’est le temps pour lui-même de mettre la dernière main à
son programme. Comme dans tout lac à l’épaule, il y a
des positions contradictoires entre lesquelles trancher.
Jésus a le choix. Prendre le parti du diable ou le
parti de Dieu. Faire bombance ou se nourrir de la
justice de Dieu. Choisir une gloire personnelle
instantanée, de façade, ou choisir le règne de Dieu.
Défier Dieu ou lui faire confiance. Jésus
choisit le parti de Dieu, le programme de Dieu avec comme
premier point la règle d’aimer Dieu de tout son coeur et
comme deuxième point la règle d’aimer son prochain comme
soi-même.
Les partis qui se présentent aux élections écrivent les
énoncés de leurs programmes dans des brochures largement
distribuées et disponibles sur toutes les tribunes.
Jésus, de son côté, nous transmet les énoncés de son
programme dans les Évangiles et les autres écrits du Nouveau
Testament. Ces Évangiles sont abondamment distribués
et disponibles sur toutes les tribunes dépassant très
largement les frontières du Québec, rejoignant les hommes et
les femmes de partout sur la terre. La campagne de
Jésus, est non seulement pan-québécoise, elle est
pan-canadienne et pan-terrienne.
Dans tout bon programme électoral, il y a des priorités.
Celle qui semble revenir le plus chez tous les candidats et
candidates est la santé. Il faut améliorer la santé et
les moyens de l’atteindre et de la conserver. Il faut
éliminer les listes d’attente qui empêchent de recouvrer une
santé blessée ou perdue.
Jésus a aussi comme priorité la santé : c’est la santé de
l’âme et du coeur habités et nourris par l’Amour. Lui
aussi, il veut éliminer les listes d’attente. Il va
tout mettre en place pour nous aider à ouvrir sans attente
notre coeur à Dieu et aux autres. Il veut éliminer les
listes d’attente à la porte de notre coeur et ainsi mettre
en oeuvre, sans tarder, la guérison des coeurs et la santé
dans nos relations humaines.
Les accommodements raisonnables feront sûrement partie des
discussions. Comment gérer un vivre ensemble dans le
respect mutuel.
Jésus a lui aussi sa petite idée, ou plutôt sa grande idée
sur les accommodements raisonnables. Pour lui, il n’y
a pas frontières entre les humains, et tout homme et toute
femme sont frère et soeur et fils et fille d’un même Père
qui ne fait pas de différence entre ses enfants. Mais
c’est là, il faut en convenir, un élément de son programme
sur lequel nous n’avons pas encore fini de réfléchir et que
nous avons encore peine à mettre en oeuvre. Mais lui
Jésus, il y croit et nous promet son Esprit pour nous aider
à le réaliser. Il appelle cela la venue progressive et
assurée du Royaume de Dieu sur notre terre.
Évidemment, il faut se doter des moyens nécessaires à la
réalisation de nos priorités. Dans la politique, une
des avenues est le PPP : le Partenariat Public Privé.
Jésus n’est pas en reste. Il a aussi son programme de
PPP : Prière, Privation, Partage. C’est ce qu’il nous
propose en ce début de campagne. Le PPP, Prière,
Privation et Partage, est selon lui la clef pour ouvrir la
porte de notre coeur à Dieu et aux autres. Il nous
affirme que cela vaut la peine de l’essayer, de nous y
lancer. D’autres avant nous ont mis en place ce PPP,
Prière, Privation et Partage, et ont connu un franc succès.
Et Jésus ne parle pas à travers son chapeau. Avant de
nous l’enseigner, il l’a d’abord lui-même mis en pratique
par son passage au désert, ses trois ans de campagne et sa
victoire à l’âge de 33 ans.
Tous les bons candidats et les bonnes candidates veulent
travailler sur le terrain, proches de leurs électeurs et
électrices. Avec eux et avec elles, ils veulent
travailler au bien de l’ensemble. Ce sont des élus au
service de la population.
Nous sommes à l’heure des choix. Nous avons 40 jours
de campagne pour prier, écouter, réfléchir, nous entraîner
et finalement décider ou non de choisir le Christ Jésus.
Il nous offre son amour et sa vie. Il nous offre un
programme à nul autre pareil.
À
nous de choisir.
À
tous et à toutes, je souhaite :
bonne campagne 2007.
André Castonguay, ptre curé |




