ALBUM SOUVENIR
L'album
souvenir de la paroisse est sous presse. Il contient
l'historique de la paroisse, l'histoire de 164 familles ainsi que
beaucoup d'autres articles sur la vie de la paroisse depuis 50 ans.
La sortie du
livre est attendue pour le 22 septembre 2006.
À partir de
cette date, il sera disponible au bureau de la paroisse au coût de
$50.00
BREF HISTORIQUE
Nous publions, plus bas, un bref historique
sur les débuts
de la paroisse.
D'autres éléments s'ajouteront
bientôt.
École No. 1 du 4 e Rang d'Orford
: 1899 à 1949
Selon son prône du 8 juin 1913 le R. Père Clément
Leclerc, premier curé de Notre-Dame du Perpétuel-Secours
de Sherbrooke, lors de sa visite pastorale dit : «Je voudrais
visiter l'école demain ou mardi après-midi. Cette école
paroissiale, la seule, se situait à 4 milles de l'église
dans le 4 e Rang d'Orford. L'ouverture de cette école
date de septembre 1899 , selon les transactions d'une
subdivision des lots 7 et 8, aujourd'hui le lot 144, vendus par
M. Zénon Boissé, cultivateur, le 10 décembre
1898 aux Commissaires d'Écoles de la Municipalité du
Canton d'Orford..
Parmi les quelques institutrices qui se sont succédé
dans cette école, nous retrouvons Mme Gisèle Naud,
encore, en 2004, paroissienne de Saint-Charles-Garnier.
Construction de l'école Saint-Charles-Garnier
En 1944, avant la construction de l'église, le R.P. Desjardins,
curé, a acheté de Mlle Anna Simoneau un terrain pour
la future école, au montant de 300 $.
Le 12 mars 1945, les Commissaires hésitent à donner
suite au projet de construction. En septembre et octobre
1946, 46 contribuables de la Desserte Saint-Charles-Garnier et
le R.P. Saint-Amand endossent toutes les précédentes
revendications du Père Desjardins et les remettent à M.
le Surintendant Doré.
En septembre 1947, il y avait à peine 25 places pour les 80
inscriptions dans l'école du temps. Le transport
par autobus est autorisé. Cependant, la compagnie
d'autobus ne pouvait s'engager à passer par les rangs durant
l'hiver. Les enfants devaient faire de 1 à 2 milles
pour aller prendre l'autobus. Ce problème sème
le désaccord parmi la population. Les parents d'une
cinquantaine d'enfants refusent de les envoyer à l'école. Un
autre désaccord survient, cette fois avec les Commissaires
concernant l'emplacement de la nouvelle école sur le Chemin
de Montréal. Avec la connivence des parents, la plupart
des enfants d'âge scolaire font l'école buissonnière.
Enfin, une formule magique est trouvée : l'annexion de
la Commission Scolaire du Canton d'Orford avec la Commission des Écoles
Catholiques de Sherbrooke. Ainsi va naître la
Commission Scolaire de Saint-Charles-Garnier. L'accord sur
le site vendu par Mlle Anna Simoneau fut félicité par
son S. Exc. Mgr Desranleau lors de la confirmation de 8 enfants
de Saint-Charles-Garnier, le 18 avril 1948.
À l'été 1949, à deux
pas de l'église,
la nouvelle école fut construite. La nouvelle école
comprend quatre classes sur deux étages. Elle fut
baptisée du nom de Saint-Charles-Garnier et bénie
le 16 octobre 1949. Cette école ouvrit ses portes
le 11 octobre 1949 : 99 enfants s'inscrivent de la première à la
septième année. En 1955, les Oblates Missionnaires
de Marie-Immaculée recevaient la mission d'assurer l'enseignement
en cette école.
Desserte Saint-Charles-Garnier
Au début, les gens habitant les terrains actuels de la
paroisse étaient paroissiens et paroissiennes de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours
de Sherbrooke.
À l'automne de 1943, M. Georges Cusson, de concert avec
deux ou trois concitoyens, alimente le projet d'offrir le service
dominical à proximité des gens des alentours. Avec
M. Jean-Baptiste Vallières, il rédigea le texte d'une
requête pour objet l'obtention de la messe les dimanches
et jours de fêtes, à l'école. Le Père
Desjardins conseilla aux paroissiens de la campagne de signer cette
requête puisque la décision relevait de l'évêque.
Du 28 septembre au 16 octobre 1943, tous les noms furent recueillis à l'appui
de leur pétition, soit 30 signataires représentant
206 personnes. Ces noms sont à retenir, car, à eux
seuls, ils fournissent la liste de tous les pionniers de Saint-Charles-Garnier
et leurs dépendants. La requête fut déposée à l'évêque
le 3 novembre. Lors d'un banquet de clôture
de la Campagne de Charité à l'Hospice du Sacré-Coeur,
Mgr Desranleau accoste le Père Desjardins. Suite à la
requête signée, Mgr Desranleau dit au Père
Desjardins : «Vous irez !...» «Excellence, je
ne prévois pas pouvoir assurer cette messe avant le 26 décembre.» « Vous
irez, le 26 décembre.»
Le 9 décembre, 15 des 30 signataires se rendent chez M.
Cusson pour recevoir la «bonne nouvelle». Il
est statué qu'à tous les 15 jours, la messe serait
célébrée à l'école à 8h30
et une autre à 10h et que les confessions seraient entendues
avant la messe.
Tout sera prêt : mobilier - ornements liturgiques
- quelqu'un
pour voyager le Père Desjardins. Pendant que les hommes
parlent avec enthousiasme de la construction d'une chapelle, les
dames se mettent à l'oeuvre et confectionnent, à leurs
frais, les décorations de l'autel, la soutane pour le servant. Généreusement,
des personnes achètent crèche de Noël, statue
de saint Charles, vases liturgiques. On désigne même
des personnes qui viendront chauffer l'école le dimanche
matin.
C'était à qui rivaliserait de générosité. Ainsi
le Père Léon Desjardins célèbre
la
première messe, le 26 décembre 1943. Le 1
er janvier 1944, le Père Jean-Paul Jolicoeur est désigné comme
desservant régulier.
Mgr Desranleau avait accordé la messe à tous les
quinze jours. Dès le 5 janvier 1944, les dames se
mettent en tête d'avoir la messe à tous les dimanches. Le
15 janvier, Mgr Desranleau écrit au Père Desjardins
: «... une attention spéciale est requise... besoin
réel... en conséquence, je vous demande d'assurer
le service religieux, à ces gens dans l'école de
l'endroit; ce sera une chapelle de secours sous le vocable de Saint-Charles-Garnier,
martyr canadien..»
Construction d'une chapelle
M. Cusson va de l'avant avec le projet de construction
d'une chapelle. M. Joseph Therrien juge l'affaire déjà réglée. Il
donne, moyennant un dollar, une partie de sa ferme, un lot d'une
superficie de 250' x 200' pour la construction de l'église. La
transaction fut signée devant Me Jacques Lagassé. La
Tribune du 22 juin 1945 fait mention d'une réunion
extraordinaire de tous les citoyens de Saint-Charles-Garnier. En
juillet, M. Antonio Bolduc, de la Desserte, se voit attribuer le
contrat de construction.
Le Père Desjardins demande un octroi de 4 000 $ à l'Honorable
Johns-S. Bourque. Le 22 juillet, le Ministère de
la Colonisation accorde un octroi de 3 500 $. Les travaux
de construction avancent et le 9 septembre 1945, l'abbé Antonio
Blanchard pouvait dire le première messe dans le soubassement.
La première messe dans l'église sera dite par le
Père Albert Michaud le 23 décembre 1945.
Le 14 janvier 1946. le soubassement est prêté à la
Commission Scolaire, Mlle Madeleine Poulin y fit la classe à 19
garçons et 17 filles, tandis que Mlle Gisèle Nault
enseignait dans la vieille école.
À partir du 10 février 1946, le Saint Sacrement
est gardé en permanence dans l'église. L'église
et la cloche seront bénites le 14 juillet 1946.
De 1943 à 1952, trois Rédemptoristes ont tour à tour
desservi Saint-Charles-Garnier.
Le 9 octobre 1952, le clergé séculier prenait la
relève avec l'abbé Hervé Lisée (1952-1953),
Zoël Fréchette (1953-1954), Gaston Bergeron (1954-1956). La
paroisse fut érigée canoniquement le 9 septembre
1956. L'abbé Bruno Lavigne fut le premier curé. Lui
succédèrent: Guy Gilbert (1959-1963), Léo
Dubreuil (1963-1964), Luc Ledoux (1964-1965), Roger Côté (1965-1971),
Jean Falardeau (1971-1975), Yvan Beaudoin (1975-1987), Robert Jolicoeur
(1987-1999).
Le curé actuel, depuis 1999,
est André Castonguay

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