S. Jean 11,3-7. 17,20-27, 34-45
Dieu est-il en retard sur nos demandes de guérison, nos besoins
criants de salut? On a beau prier : il ne se passe rien. Et
pourtant. Pour Dieu, il n’est jamais trop tard. Que savons-nous de
ce qui est bien pour nous et pour ceux qu’on aime? Il faut lire le
récit de la résurrection de Lazare en nous rappelant bien d’autres
messages de Jésus. Pourquoi vous inquiéter? Que votre cœur cesse de
se troubler…Je prends soin de mes brebis…personne ne peut les faire
périr.
Lazare est bien mort. Et la mise en scène est construite pour nous
faire comprendre que Dieu ne veut pas la mort, qu’il est capable de
ressusciter les morts. Il faut croire en lui, en son amour, en sa
vie. Nous ne nous laissons pas terrasser par la mort, nous ne nous
laissons pas écraser par la mort.
Nous ne craignons pas
Les croyants vivent leur existence terrestre comme un chemin parfois
difficile mais qui mène dans la lumière de l’amour. Et c’est
pourquoi nous demeurons en lien fort, au-delà de l’arrêt du cœur
physique, par la communion de nos cœurs aimants. On n’arrête pas
d’aimer la personne qui est décédée…et nous croyons que ce regard
intérieur est réciproque.
Il n’est jamais trop tard pour Dieu. La mort et la vie sont comme
l’endroit et l’envers d’une même réalité. En pensant à la misère
vécue par Jésus lui-même, nous ne demeurons pas fixés sur la
tristesse de sa souffrance et de sa mort. Il y aurait de quoi! Il
n’est pas mort dans des draps blancs, entourés de soins et
d’attentions, mais abandonné comme un lépreux et un être répugnant.
Mais l’amour de son cœur transforme cette humiliation en triomphe de
la vie sur le mal qu’on lui fait, sur la lourdeur de l’injustice
qu’il subit. En Lazare, nous reconnaissons nos impuissances devant
la maladie et la mort, mais surtout la puissance de l’amour de Dieu
qui ne nous laisse jamais tomber.
SCG 17 avril 2011


