LE PAIN DE VIE, PAIN DE COMMUNION ET DE VIE ÉTERNELLE
Nos rassemblements communautaires sont intéressants quand il y a un
repas. La nourriture partagée avec d’autres sert d’instrument de
notre fraternité : le mot copain vient de cette association entre
l’aliment fait de grains de blé et les gens qui le rompent autour
d’une même table. Les chrétiens sont des co-pains avec Celui qui se
présente comme la vraie nourriture du cœur et de l’esprit. Et c’est
sur ce symbole fort simple que Dieu nous rejoint pour nous faire
comprendre le don de sa vie et la promesse d’éternité chez lui.
Le don de sa vie : il a
nourri le peuple choisi dans le désert, avec les cailles et la
manne, et désormais, c’est de son pain de vie, pain de son corps
ressuscité capable de nous transformer, qu’il nourrit son peuple,
non pas pour notre petite satisfaction personnelle, mais surtout
pour nous faire entrer dans une ouverture aux autres, pour que nous
soyons ensemble une belle tablée de convives qui se saluent, se
parlent, se pardonnent, s’entraident. Voilà le sens de la
communion : nous disons Amen
non seulement au Christ présent dans le pain consacré mais également
Amen au Christ présent dans
nos sœurs et nos frères, dans la communauté qui s’identifie à
lui.
Promesse d’éternité chez lui :
c’est au-delà de notre vie terrestre que nous communierons
totalement à Dieu, qu’il sera notre nourriture, notre pleine
satisfaction, comblant tous nos appétits de bonheur. Le partage du
pain eucharistique annonce cela. Nous nous préparons au banquet
éternel chez Dieu, notre Pain de Vie.
Et déjà, donc, cette
communion est commencée. La Vie éternelle est rendue présente par ce
Pain du Ressuscité qui se donne à nous et nous réconforte de sa
tendresse. Il nous dit de comprendre que la vraie nourriture est
dans la parole de Dieu, dans la vie intérieure, pas seulement dans
La fête du corps du Christ rappelle que nous avons une présence
permanente du Christ dans nos vies, toujours disponible, avec la
petite lampe qui scintille et manifeste la disponibilité d’un
écoutant, d’un aidant. Adorer signifie alors remercier et aimer ce
Dieu qui n’a aucune autre prétention que de nous aimer. La Fête-Dieu
est la célébration d’un Dieu qui ne cesse de nous fêter et qui nous
invite à le reconnaître présent
Jean Desclos
SCG 3 juillet
2011

