Jésus
enseigne qu’il faut que le grain de blé meure pour que la vie
surgisse, en nous invitant à comprendre que chacun de nous est cette
petite semence qui doit consentir à mourir pour répandre la vie en
abondance. Quiconque prend ce message au sérieux réalise que
l’évangile n’est pas du bonbon. C’est exigeant, comme l’amour l’est
toujours. Perdre sa vie, en la donnant aux autres : voilà le sens
que Dieu donne à l’engagement à suivre son Fils. Pas de demi-
mesure.
Beaucoup de gens y croient et se dévouent sans compter, dans tous
les milieux de nos sociétés, et pas seulement dans les groupes de
vie chrétienne. Et vivre ainsi, c’est suivre Jésus, et entrer dans
son modèle de générosité sans limite.
L’enseignement
de Jésus suggère que la souffrance librement consentie pour le
bonheur des autres est multiplicatrice de bonté. Elle donne beaucoup
de fruit. Elle fait retentir la qualité de cœur de Jésus dans la vie
des gens.
Ce beau texte est le reflet du sacrifice des martyrs, dont le diacre
saint Laurent, qui n’a pas hésité à témoigner de son maître le
Crucifié et a ainsi servi la cause des pauvres de Rome à qui il
apportait le secours de la charité chrétienne. Qui se détache de sa
vie en ce monde la garde en vie éternelle.
Les enseignements de Jésus réfèrent souvent au
travail du jardinier. Il parle de l’arbre bon qui donne du bon
fruit, de la petite graine qui devient un grand arbre, de la semence
répandue dans des endroits divers, de l’ivraie et du bon grain, des
lys des champs, etc. Jésus le Jardinier nous invite à bien
entretenir notre jardin intérieur, à prendre soin de nos valeurs et
de notre vie spirituelle. Avec Lui, cultivons le grand rêve d’une
vie d’amour totalement donnée à Dieu et aux autres.
Jean Desclos
SCG 25 juillet 2010


