Il est étonnant de
constater qu’il n’existe pas de fête liturgique pour célébrer la
paternité de Dieu. Comme si cela allait de soi, comme on s’habitue à
respirer l’air sans s’en émerveiller, comme on ne sent pas le
mouvement de la terre et du soleil et l’harmonie simple de tous les
éléments de la nature, qui nous porte et nous berce de notre
naissance à notre mort.
Des paroles de
Jésus nous stimulent à renouveler notre admiration croyante. Il
murmure à notre cœur : venez à moi, vous qui souffrez et êtes
écrasés par la maladie, la souffrance, l’angoisse de vieillir,
l’inquiétude devant la mort. N’ayez pas peur :
Dieu votre Père vous aime
intensément, éternellement. Il vous a choisis dès avant la
création du monde pour que vous soyez mes enfants bien-aimés.

À cause de Jésus,
l’étonnant prophète généreux, nous croyons également en la bonté
humaine, en l’intelligence dont il nous a fait cadeau, en la liberté
qui nous sert de tremplin pour construire des relations belles et
épanouissantes. Nous croyons
en l’humanité créée à son image. Nous croyons en la fraternité
et en l’égalité des hommes et des femmes. Nous croyons que le
travail humain est le prolongement de l’action de Dieu au cœur du
monde.
Nous croyons
aux valeurs fortes de pardon, de service, d’humilité, d’honnêteté,
de vérité. Nous professons un respect infini de toute vie humaine,
un souci scrupuleux de la qualité de l’environnement pour une terre
toujours habitable, un engagement fort pour les plus démunis de
toutes les pauvretés. Nous militons pour la justice, la
réconciliation, la paix dans tous les milieux.
Voilà ce que nous croyons, ensemble, et que nous voulons
vivre au quotidien, comme des athlètes spirituels qui s’efforcent de
garder un bon rythme cardiaque et une habileté toujours meilleure à
exercer notre vocation de disciple du Christ Jésus, en rendant
grâces à Notre Père de tendresse.
Jean Desclos
SCG 10 juillet 2011

