COMME UN CHANT DE BONHEUR
Matthieu 5, 1-12a
Aujourd’hui, Jésus procède
à des béatitudes, Il a quelque chose d’important à nous dire, des
moments forts de confidences et d’écoute. Il cherche un endroit loin
de la ville à l’écart, dans un lieu d’intimité que Matthieu traduit
par la montagne,
et Il parle
de bonheur à ses disciples.
Dites-moi ? Connaissez-vous des gens qui ne courent pas après le
bonheur ? Qui ne
désire pas être heureux ?
C’est quoi le bonheur ? Où est-ce qu'’on le trouve ?
Dans cette intimité de la
montagne, Jésus leur a
dit trois mots qu’il répète plusieurs fois :
Heureux êtes-vous, et là…
il ne s’arrête pas là, il dit pourquoi.
Et c’est cela qu’il nous invite à méditer.
Heureux…es-tu
parce que ta main est ouverte à toutes sortes de service. Et à cause
de mon nom, tu seras capable de voir le sourire de Dieu sur les
visages.
Heureux… es-tu…
parce que ton cœur ne garde pas de rancune… tu seras capable de voir
l’amitié de Dieu dans ceux et celles qui te tendent la main.
Heureux… es-tu…
parce que tu t’es laissé toucher par la souffrance… tu seras capable
de comprendre que ce monde n’est pas parfait, il est en cheminement,
en devenir… et la souffrance fait partie de ce monde.
Heureux… es-tu…
parce que ton pardon en partant du fond de ton cœur… te
permet d’entrer dans la salle de noces !
Heureux… es-tu…
de mettre de l’eau dans ton vin, parce qu'’en offrant la paix, tu la
reçois toi-même dans ton cœur !
Jésus semble dire aujourd’hui
oui, heureux es-tu ! parce
que ce bonheur là ne
coule pas entre tes doigts.
Il n’est pas périssable.
Tout l’évangile nous invite aujourd’hui à être heureux.
Mais attention, ce bonheur n’est pas automatique il faut en
prendre conscience dans le silence d’une
montagne.
Jean Tadif, d.p
Extrait de son homélie
29-30 janvier 2011

